Anthropologie de la décroissance – 1ère partie : Les objecteurs de croissance

26/12/2014 – Entretien avec Christian Laurut autour de son livre “Anthropologie de la Décroissance”
Chapitres 2 à 18 :
2. Ces « décroissants culturels », comme vous les nommez également, fondent en grande partie leur doctrine sur l’idée que la croissance est néfaste pour la planète et qu’il faut donc l’arrêter. Que pensez vous de ce postulat ?
3. Ils soutiennent également que la croissance génère une empreinte écologique insoutenable pour la planète
4. La démographie entre-t-elle en ligne de compte pour le calcul de l’empreinte écologique ?
5. Les objecteurs de croissance parlent également d’une « frugalité heureuse » comme base d’un mode vie idéal et souhaitable. Partagez vous ce point de vue ?
6. La notion de partage est également très présente dans leur discours, Paul Ariès aime à répéter qu’il voit l’avènement de la décroissance comme le remplacement du temps des « exploiteurs » par le temps des « partageurs ». Etes vous contre le partage des richesses ?
7. Les relations Nord-Sud sont également très présentes dans l’argumentaire des décroissants culturels. La décroissance devrait, selon eux, faire cesser l’emprise coloniale des pays riches sur les pays pauvres et le pillage de leurs ressources. Personnellement, voyez-vous un lien entre ces deux idées ?
8. Parallèlement à cette notion de partage, la notion de gratuité est également très présente chez ces décroissants. Etes vous partisan ou opposé à la gratuité ?
9. Les objecteurs de croissance prônent l’établissement d’un revenu minimum garanti pour tous, reprenant ainsi une idée qui flotte dans l’air de presque tous les partis politiques ? Quelle est votre position sur ce sujet ?
10. Reprenant un slogan de Serge Latouche, les décroissants culturels, prétendent que « notre imaginaire est colonisé », sous-entendu pour nous faire aller vers la croissance, et que nous devons, par conséquent décoloniser notre imaginaire pour aller vers la décroissance. Ne trouvez vous pas que c’est une « belle » formule pour un « beau » projet ?
11. Un autre argument mis en avant par les objecteurs de croissance est que le progrès technique, moteur de la croissance, aurait été imposé de force aux individus de base par le pouvoir capitaliste et que toute action en retour serait justifiée par la lutte contre cette coercition initiale. Que pensez vous de cette affirmation ? Ne pourrait-elle pas servir de base idéologique à une dérive terroriste de l’objection de croissance ?
12. Une critique, économique celle-ci, formulée par les objecteurs de croissance contre la société actuelle est celle de « productivisme », sous tendant la recherche permanente du profit maximum. Partagez vous cette critique de la notion de profit, d’une part, et pensez vous que le profit soit le principal moteur de la croissance, d’autre part ?
13. Elargissant leur contestation de la société croissante, les objecteurs mettent directement en cause le capitalisme. Quelle est votre position personnelle par rapport au capitalisme ?
14. Les objecteurs se font un point d’honneur politique à affirmer qu’ils appartiennent à la famille politique de la Gauche. Un de leurs livres collectifs cosigné notamment par Paul Ariès, Michel Lepesant, Serge Latouche, Jean Luc Pasquinet, etc…s’intitule même « Notre décroissance n’est pas de droite » . Pourquoi tant de haine pour la droite ?
15. En fin de compte, et à votre avis, pourquoi les objecteurs mettent-ils autant d’ardeur à vouloir aller vers la décroissance tout de suite, sans attendre qu’elle ne s’installe toute seule ?
16. Mais quelle différence de fond les objecteurs de croissance font-ils entre décroissance et récession ?
17. Pensez vous, comme les objecteurs de croissance que si la décroissance ne survenait pas de façon inéluctable, il faudrait quand même décroître de façon volontaire, et pour quelles raisons ?
18. En définitive quels sont vos points d’accord et vos points de désaccord avec les objecteurs de croissance ?

 

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